| "Une fable sur la rédemption aussi violente qu’efficace."
TéléCinéObs |
Le blues a toujours fait partie de Lazarus (Samuel L. Jackson). Jadis, dans sa bourgade du Tennessee, il en jouait en virtuose chaque week-end pour faire danser les couples. Dix ans ont passé, Lazarus s’est marié, s’est rangé, a abandonné la musique, s’est laissé piéger par la routine, s’est fait plaquer. Un puissant désir de revanche, un vif ressentiment à l’égard de celle qui l’a trahi, des élans de violence incontrôlés, des rêves de plus en plus sombres composent désormais son quotidien.
Un matin, Lazarus découvre aux abords de sa ferme le corps à demi nu d’une fille couverte d’ecchymoses et laissée pour morte au milieu de la route. C’est Rae (Christina Ricci), que chacun connaît dans cette petite ville, et dont la plupart des hommes du coin ont profité. "Une traînée", dit d’elle sa mère, qui n’eut pas le courage de la protéger d’un père incestueux et assista indifférente à sa précoce descente aux enfers...
La rencontre entre ces deux-la est providentielle, chacun ayant besoin de l’autre pour reprendre le contrôle de sa vie. A noter la performance de Justin Timberlake, qui s’echappe de l’univers musical pour se glisser dans le monde du cinéma (il est dèjà à l’affiche dans Alpha Dog).
| "Craig Brewer montre encore une fois qu’il sait choisir ses acteurs, mettre la musique en image et s’attaquer aux sujets les plus virulents."
Africultures.com |
Un scenario qu’on pourrait trouver bizarre, voire incongru mais telle est la trame de Black Snake Moan. Un film improbable servi par des interprètes rôdés pour ce style décalé. Samuel Jackson rend plus que crédible Laz, le bluesman sec et sobre tout en nous régalant de morceaux choisis. Ricci quant à elle reprend son rythme de croisière avec un rôle marginal, ce qu’elle sait très bien faire. Pour soutenir de ce duo de choc, Justin en personne apporte la touche people nécessaire pour couvrir un large public ;)
Une équipe sympathique donc, et c’est heureux car le scénario trop linéaire casse parfois la magie de cette fable. Par exemple, si vous trouvez une fille vêtue de ses seuls sous-vetements baignant dans son sang, vous feriez quoi ? La nettoyer et lui filer des fringues, non ? Lazarus, lui, file à la pharmacie lui acheter du sirop pour la toux et l’enchaine à son radiateur. Je n’ai toujours pas compris comment il en est arrivé à imaginer un truc pareil sans que rien ne l’y incite. Christina passe donc la moitié du film en petite culotte, entortillée dans sa chaine pour faire taire les pulsions du "serpent noir" dans ses entrailles.
Reste une oeuvre allégorique aux relents de Tarantino servie par des comédiens concernés et une B.O. envoutante. Je parie que le CD de la musique se vendra mieux que le DVD du film !
| "La bizarrerie absolue de Black Snake Moan pourrait lui valoir un certain indice de sympathie."
Positif |












