Alors que reste-t-il ?
- Une créativité incessante : on pourrait même dire débridée, voire tyrannique quand elle est inassouvie. Le profil parfait du touche-à-tout. Quant Hopper ne crée plus, c’est qu’il est en train de sombrer.
- Le sens de l’image : film, photo, peinture … Hopper est un visuel, il capte les formes, les couleurs, les mouvements. Collectionneur averti, il n’hésite pas à exposer en de multiples occasions.
- La rigueur professionnelle : Elle transparaît dans ses relations avec les réalisateurs, les étudiants de ses cours d’interprétation, les galeristes qui exposent ses œuvres. Toujours la précision du geste, le choix du mot, la puissance du « non ».
- L’engagement : N’hésitant pas à envoyer balader le directeur d’une grande maison de production hollywoodienne parce qu’il critiquait Shakespeare, se faisant radier de tous les studios pour avoir tenu tête à un réalisateur, il est naturellement contestataire jusque dans son approche du travail.
- La perception des tendances : Né en 1936, il a vu toutes les mutations de l’Amérique, les a photographiées, filmées, soutenues. Parmi ses amis, James Dean, Andy Warhol, David Hockney, …Parmi ses œuvres, Easy Rider ou Colors, …
Il reste bien d’autres choses encore à découvrir au fil d’une filmographie riche de plus de 150 œuvres. On n’en fera jamais le tour heureusement … sinon on saisirait l’exacte ampleur de la perte.
Pour ceux qui voudraient néanmoins voir un peu plus loin, quelques images, quelques impressions glanées sur la toile. Juste histoire de mesurer la vraie carrure du monsieur et de lui rendre hommage en n’oubliant pas ce qu’il a vraiment été ...
Et plus si affinités :
http://www.dailymotion.com/video/xdfmsj_denni s-hopper-creer-ou-crever-1_webcam








