Un peu d’Histoire
Avant toute chose, il me paraît nécessaire de faire un peu d’Histoire et de replacer la naissance du Festival dans son contexte.
Nous sommes donc à la fin des années 30 et les gouvernements fascistes Allemand et Italien ont la main mise sur le festival de film le plus populaire et le plus réputé de l’époque : La Mostra de Venise
En réponse à ces ingérences, le ministre français de l’Instruction publique et des Beaux-Arts de l’époque, Jean Zay, décide de créer à Cannes un festival cinématographique pour lui faire concurrence.
Le premier Festival doit donc se dérouler du 1er au 30 septembre 1939 sous la présidence de Louis Lumière. Mais le jour de l’ouverture, les troupes allemandes pénètrent en Pologne, mettant du même coup fin à cette première édition d’un festival mort-né.
La première Palme
Ainsi, la première véritable édition se déroulera après la guerre en 1946 dans l’ancien casino de Cannes.
A l’époque, on ne parle pas encore de Palme d’Or (qui ne sera crée qu’en 1955 et tiré des armes de la ville de Cannes) mais il existe déjà le Grand Prix.
Pour cette première édition symbolique, 11 films seront déclarés vainqueurs ex aequo !
Le plus gros succès
En consultant les archives du Festival de Cannes, je m’attendais à trouver les plus gros succès commerciaux sur les dernières éditions.
En vérité le film qui fît le plus d’entrée est sortie en 1953 et réalisa le chiffre record de 6 943 447 entrées. Pour mieux vous rendre compte, c’est presque 3 fois plus d’entrée que l’énorme succès Pulp-Fiction (Palme d’Or 1994) !
Et il s’agit d’un film Français : Le Salaire de la peur de Henri-Georges Clouzot avec notamment Yves Montand.

Pour la petite anecdote, alors que toute l’histoire se passe sous le chaud soleil tropical d’Amérique Centrale, le film a en réalité été tourné en plein hiver à Arles et les acteurs grelottaient.
Le plus gros flop
Tout comme le Prix Goncourt dans le monde littéraire, recevoir une Palme d’Or assure souvent une distribution importante du film et donc un succès commercial dans les salles.
Néanmoins, quelques films n’ont jamais dépassé les 100 000 entrées. On observe surtout ce phénomène entre la fin des années 80 et le début des années 90 lorsque le Festival a cessé d’être un rendez-vous populaire pour récompenser un cinéma d’auteur moins accessible.
Le plus gros bide en terme d’entrée date de l’édition de 1992 ou le bien nommé Les Meilleures Intentions du Danois Bille August ne réalisa que 91 503 entrées dans les salles obscures.
La Palme la plus controversée
En 1987, Sous le soleil de Satan est le premier film Français à être récompensé depuis plus de 20 ans.
A l’annonce du palmarès, le public de journaliste manifeste son mécontentement en sifflant cette récompense. Maurice Pialat, le réalisateur, monte sur la scène pour chercher sa Palme d’Or sous les huées du public. Il adresse alors à la salle sa fameuse déclaration : "Si vous ne m’aimez pas, je ne vous aime pas non plus".
Ma Palme préférée
Mon coup de cœur se porte sans aucun doute sur Pulp Fiction, second film de Quentin Tarantino sortie en 1994, 2 ans après Reservoir Dogs.
J’ai vécu ce film comme une vraie claque cinématographique : l’émergence d’un genre nouveau caractérisé par un scénario non-linéaire et un choix de bande son particulièrement étudié.

La bonne nouvelle c’est que Quentin Tarantino devrait être de retour cette année au Festival accompagné de Robert Rodriguez pour présenter la dernière réalisation des 2 amis : Grindhouse, un long métrage composé de deux films d’une heure chacun séparés par de fausses bandes-annonces.
La liste complète des 59 éditions se trouve ici et maintenant c’est donc à vous de me dire quelle est votre Palme préférée ?









