Sid, jeune lycéen timide est éperdument amoureux de la belle Angie. Son grand malheur : ne pas avoir de téléphone portable, sésame lui permettant d’être joint par son égérie. Qu’à cela ne tienne, il rassemble ses petites économies et s’en va le coeur léger s’en acheter un. Son mince pécule ne lui permet pas d’accéder aux canons de la mode électronique et le vendeur peu scrupuleux lui extorque le peu qu’il a contre un prototype n’ayant jamais fonctionné....

... Si on s’arrêtait là, le film aurait pu être le scénario d’un épisode d’une des nombreuses séries du groupe AB Production à son apogée...
... Mais contre toute attente, le téléphone va prendre vie dans les mains de Sid. Et pas qu’au sens figuré. Tel un génie bienveillant, le portable exauce tous les souhaits de son propriétaire.
La faim justifiant les moyens, le Djinn va se transformer en véritable esprit vengeur en s’abattant sur toute personne qui nuira à son protégé...
Pour la troisième fois, après Serial Lover et Brice de Nice, James Huth nous emporte dans un univers doux, dur et dingue. Aussi cynique que son premier film, Hellphone reprend en filigrane la morale du second : l’acceptation des différences de chacun.
Un grand teenage movie qui n’a rien a envier à ses homologues outre Atlantique tant pour sa réalisation, son interprétation et sa bande son, la "pop attitude" en plus.

Une mention spéciale à une Jennifer Decker pétillante qui insuffle fraîcheur au personnage d’Angie et aux apparitions des deux compères Jean Dujardin et Bruno Salomone.
Un film à aller voir pour se détendre entre amis, parce que le cinéma français n’est pas qu’un ensemble de films d’auteurs ou une énième suite/remake de "réalisateur classe internationale" se transformant en producteur de navets made in France.
Attention toutefois à ne pas mettre entre toutes les mains, certaines scènes pourront heurter la sensibilité des plus jeunes.
Vous ne décrocherez plus jamais votre téléphone comme avant...








