Le pitch : Une expérience qui se voulait pédagogique est lancée par un professeur de lycée en mode travaux pratiques de sciences politiques : comment un peuple peut ignorer l’ignominie sous ses yeux. Parabole de la naissance d’une cohésion sociale, du point de paroxysme puis des dérives exclusion de groupe, non acceptation de l’altérité, des différences, combats ouverts mais aussi effacement de l’individualité, de l’individu jusqu’à l’élimination.BA
Inspiré d’une expérience vraie menée en Californie en 1967 , le film garde une puissance de ton par sa mise en scène sobre et parfois peut surprendre par son ton convenu et certaines scènes presque « clichés » (la liberté pédagogique des professeurs) pourtant authentiques contre balancés par des vérités en demi-teintes, subtiles comme en arrière plan (mutisme, évitement, l’aseptie des salles ou certains lieux).
L’énergie non évacuée, ce faux assoupissement illustre le proverbe « il faut se méfier de l’eau qui dort ». Les eaux deviennent vite tumultueuses. Une secousse peut devenir embrasement.Danger des identités trop fragile sou trop fortes, aimantant les personnalités, rejetant les esprits critiques.
La chute peut se révéler faible en raison de son caractère prévisible mais nécessaire, le contre-pouvoir est asynchrone, en retard et ne trouve sa force qu’au paroxysme de la « révélation violente ». A méditer dans cette période de frémissement d’agitation sociale. Le pis pourrait être devant nous sous couvert de « bonnes intentions ».
Un regret, un tel film devrait aussi pouvoir avoir pour origine un autre continent, un autre pays car hélas, son propos fondamental fut trop souvent illustré dans ce que l’Homme déclare et mène si souvent : la guerre civile ou non.
Des talents à suivre : Max Riemelt Dennis Gansel Cette expérience a inspiré le roman de Todd Strasser “La Vague” devenu un classique de la littérature jeunesse Outre-Rhin.
Un film à rapprocher de : Du film italien « 1900 » sorti en 1976 fresque de 8 heures dans son édition originale. Du documentaire de Paolo Santoni, « Le journal d’un jeune fasciste »








