C’est d’abord une histoire d’amitié, une histoire d’enfants, avec ses drames et ses secrets profondément enfouis. Le film commence aux Etats-Unis, lorsqu’Amir, jeune écrivain d’origine afhgane, reçoit un appel téléphonique qui lui rappelle son passé en quelques secondes.
Flash back sur son enfance auprès de son père, de ses domestiques, notamment son jeune ami Hassan. Amir lit des histoires à Hassan qui, lui, manipule les cerfs-volants avec une dextérité rare et fait preuve d’un courage à nul autre pareil. Les deux enfants sont très unis, mais leur belle amitié va se briser au hasard d’une belle journée enneigée, jour de la compétition des cerfs-volants dans la ville afhgane.
Puis c’est l’invasion russe et la fuite d’Amir et de son père, farouche anti-communiste, et le début d’une nouvelle vie aux Etats-Unis...
Tout bascule le jour du fameux appel téléphonique qui enjoint Amir à retourner dans son pays, sur les traces de son enfance... sur les traces du fils d’Hassan qu’il doit sauver.
Le film est long, un peu plus de 2 heures, la construction est non pas brouillonne, mais un tout petit peu complexe car finalement Marc Forster veut montrer beaucoup de choses, peut-être trop d’aillleurs. Après un démarrage un peu lent, tout s’accélère en 2e partie, pour s’achever sur les chapeaux de roue, lorsqu’Amir part à la recherche du fils de son ami.
Les images de Kaboul sont fabuleuses, le paysage décharné, dénudé, après le passage des chars soviétiques, fait froid dans le dos, et l’histoire de cet homme, Amir, qui vit avec un lourd secret qui l’a éloigné de son ami d’enfance, très touchante.
Un très joli film, plein d’émotions diverses. Les enfants sont exceptionnels, et notamment Hassan, petit homme courageux, à la bouille toute ronde, si attachant.
Ce film s’inspire du livre éponyme de Khaled Hossein








