Tous les éléments sont donc en place pour un grand film. Grand d’abord par son budget : entre le cachet des acteurs, les effets numériques omni-présents et la foule de monde travaillant sur le projet, Sam Raimi a vu grand pour son héros et n’hésite pas à demander à la Columbia le plus gros budget de l’histoire du cinéma : la bagatelle de 250 000 000 $ !!
Mais ça n’est pas du gaspillage pour autant, car le résultat les vaut bien. Au-delà des effets spéciaux impressionnants, cette fois encore l’histoire a été travaillée avec soin, dans la continuité des 2 volumes précédents. Le réalisateur a su garder le bon rythme entre les acrobaties de l’homme-araignée du haut des building de New York et les scènes plus terre-à-terre, plus intimistes, qui laissent aux comédiens l’occasion de révéler leur jeu.
En bref, tout ce qui faisait le succès de Spiderman 1 & 2 est toujours là, mais amplifié. La cohérence des rapports entre les protagonistes est respectée et rendue plus complexe de par leur nombre croissant. Peter doit encore faire face à des choix cornéliens entre conserver sa bien-aimée et sauver le monde tout en protégeant son identité de moins en moins secrète.
A propos de Peter, Spiderman 3 nous montre son coté obscur qui est bien plus photogénique. Son personnage prend de la profondeur, comme si la frustration d’avoir été un bon garçon toute sa vie le rattrapait et le poussait à profiter de ses dons pour épater la galerie, monter en grade ou séduire les filles. Cette version artificiellement "sexy" de Peter permet nombre de scenettes comiques qui tempèrent agréablement le rythme soutenu des combats tout au long du film.
Coté scénario, les fans devraient apprécier ce volet, qui respecte dans les grandes lignes l’histoire originale de la bande dessinée (je me demandais par exemple comment le réalisateur allait introduire l’homme des sables, qui est censé être le meurtrier de l’oncle Ben dans la BD, meurtrier que Peter a tué dés le 1er film).
Parmi ce cocktail de personnages haut en couleur, ma préférence va à Harry, le fils du gobelin vert, qui redore le blason de la famille avec un nouveau glisseur qui ressemble plus à une planche de surf, un casque qui se rétracte à l’arrière de la tête, une épée d’énergie et un look classe de ninja, bref, à mon sens le parfait archétype du super-héros tout à l’opposé de son bouffon de père, accroupi comme une grenouille sur son planeur.
Pour finir notons que malgré les bruits de couloirs sur d’éventuelles suites, le dénouement du film pose un point final à l’histoire en cours sans fermer la porte à une suite potentielle. Au moins on ne reste pas sur sa faim comme on a pu l’être avec X-Men III, rappellez-vous comme le facétieux Brett Ratner finissait son film entre Xavier et Magnéto ...











