Alors déjà en lisant le synopsis, j’ai du faire taire en moi-même cette petite voix qui me disait que balancer une bombe dans un soleil était parfaitement inutile en plus d’être complètement impossible sans être désintégré sur place du fait de la chaleur. En plus, d’après mes cours de 4ème : en mourrant une étoile comme le soleil çà ne se refroidi pas ! Cà aurait même plutôt tendance à se réchauffer puisque çà grossit jusqu’a englober les planètes alentours.

Ces considérations scientifiques mises à part, j’ai tout de même laissé entrer le soleil parce que Danny Boyle c’est quand même Petits Meurtres entre amis , 28 jours plus tard et surtout Trainspotting . En plus je dois avouer que je suis assez client de ce genre de film en général : le thriller spatial permettant toujours une étude intéressante des comportements humains en milieu confiné.
Et le film part plutôt bien en nous faisant rêver avec pas mal de référence aux classiques du genre (la voix d’Icare fait par exemple penser à HAL dans 2001 l’Odyssée de l’espace ) et des effets spéciaux vraiment bluffant.

Mais passé le 1er 1/4 d’heure, le scénario s’emballe, les incohérences s’accumulent et là çà devient franchement n’importe quoi. Sans révéler l’intrigue, je dirais juste que beaucoup de questions essentielles au scénario reste sans réponse : pourquoi le Soleil meurt ? Quelles conséquences sur l’humanité (on ne voit quasiment jamais la Terre) ? Quelles sont les réelles motivations du Capitaine de la première mission qui se transforme en espèce de zombie spatial ?

Et le pire reste encore la petite touche mystique dans les 20 dernières minutes du film : plus je me rapproche du Soleil et plus je suis absorbé par une espèce de grâce divine... fumeux !
En bref, le Soleil de Danny Boyle n’est pas très éblouissant et le film doit de ne pas être totalement raté à des images de synthèse parfaitement maitrisées.








