Voici le pitch : « Ça commence de nos jours en France, avec la narratrice de cette histoire, Elena. Elena est née à Paris, juste avant la guerre de 1940. Elle a été la première Française d’une famille d’émigrés russes. Aujourd’hui, plus de 60 ans plus tard, ses grands-parents et ses parents ont disparu. Elle a des enfants et des petits-enfants, tous Français comme elle. Avant qu’il soit trop tard, c’est à eux qu’elle veut laisser en héritage cette histoire dont elle est la dernière à se souvenir. »
C’est donc dans une Russie révolutionnaire que le premier épisode se passe avec la première génération de femmes. Car cette saga est avant tout une épopée de destins de femmes de son arrière grand-mère à sa mère, en passant par sa tante Nina s’intéresse aux destins de ces femmes qui sont pour beaucoup à la survie de la famille. Tout commence donc à Moscou, avec un mariage d’intérêt plus que d’amour. La famille Schneider est une famille russe de religion juive, convertie à la religion orthodoxe pour éviter les vagues. Tatiana et Fania les deux filles de la maison vivent choyées dans un monde presque idyllique d’insouciance. Alors que la première cède à la passion et épouse en cachette un soldat de l’armée russe, Fania va se sacrifier pour éviter du tourment à ses parents et épouse Leonid Stern, un industriel juif. Mais la révolution de 1905 persécute de plus en plus les bourgeois et le couple Sterne (grand parent de la scénariste) va donc décider de s’exiler à Berlin avec leurs 2 filles, Sofia et Natalia.
L’épisode 2 dévoile Berlin et la Première Guerre Mondiale. Il semble que le schéma familial se répète puisque Sofia l’insouciante enchaîne les soirées mondaines et les maris, tandis que Natalia reste fidèle à sa famille. La famille Stern renoue avec son train de vie d’antan, à la tête d’une boucherie et d’un cercle d’amis russes également exilés. Mais le destin s’acharne sur cette famille puis Leonid tombe malade, l’excès lui coûtera l’amputation. Pendant ce temps là Sofia jouie de la vie, alors que Natalia va faire un mariage de raison, mariage qu’elle refusera puisqu’elle décidera de vivre sa passion avec Micha, un scénariste en quête de devenir, un flambeur aux jeux et au casino. 1930, l’Allemagne ne fait pas bon vivre pour les juifs, mêmes convertis. Micha (père de la scénariste) décide donc de mettre tout le monde à l’abri à Paris. C’est donc une deuxième fuite, deuxième d’une longue liste.
Le troisième épisode est sûrement celui qui parlera le plus au public puisqu’il se concentre sur la persécution des juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. La vie bat son plein à Paris, Micha devient un auteur en vogue et Natalia à 2 filles Anna et Lena. Puis les persécutions s’accentuent, Leonid perd sa deuxième jambe et meurt à Paris quelques jours avant que toute sa famille ne refasse ses valises en direction du Sud de la France. Les années qui vont suivre vont être synonymes de séparation, les filles sont envoyées en zone libre à Moissac, les femmes à la campagne, alors que Micha et Serge son producteur se terrent dans une cave, aidés par la population résistante. Mais comme dans toute bonne fiction tout est bien qui finit bien puisque toute cette petite famille se retrouve réunit à nouveau et tente de se reconstruire.
Mon avis est assez partagé sur cette saga. En effet le destin tragique de cette famille est attachant et en tant que spectatrice j’ai regardé les 3 épisodes avec intérêt. Cette famille à travers les générations est témoin de l’Histoire, de cette persécution constante, et ce film est un très bel hommage à toutes les victimes qui n’ont pas eu la même chance, à toutes ces familles qui se sont perdues de vue au fil des « fuites ». Cependant c’est long, très long. La voix off de Nina donne un dynamisme et un ancre cette fiction dans le réel, j’ai personnellement trouvé tout cela d’une lenteur extrême, surtout l’épisode 1. Le jeu des acteurs est pour moi quelconque en ce sens qu’avec une telle histoire l’on devrait vous amener aux larmes, à l’émotion, et bien non ! Un destin romanesque, trop romanesque peut être, à la limite du crédible. Verdict donc ? J’ai trouvé cette mini saga très intéressante d’un point de vue historique et c’est un excellent « témoin », ou « hommage » qui fait que l’on s’attache aux personnages plus par respect de ce qu’il leur arrive que par véritable passion, mais les longueurs et le jeu des acteurs faits que les émotions manquent, que cela ne m’a pas pris aux tripes









